Renault

vendredi, 16 janvier 2015 16:39 Écrit par  Taille de police Réduire la taille de la police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police Augmenter la taille de police

Louis Renault est passionné d'automobile. Il transforme son tricycle de la marque De Dion Bouton en voiturette en 1898. Il vient de créer une boîte de vitesses en prise directe. Cette invention permet d'accroître la  puissance du véhicule dans les côtes.

En déposant le brevet de la boîte de vitesses à prise directe, il va faire sa fortune, car les principaux constructeurs automobiles vont installer ce mécanisme sur leurs modèles de voitures.

En 1899, la société Renault Frères est créée par les frères aînés de Louis Renault. Ce dernier est chargé du développement et de la production des voitures. A la fin de la 1ère année d'exercice comptable, + 70 voiturettes sont livrées.

A fin de démontrer la fiabilité et la puissance de la marque Renault, des voitures sont engagées en compétition automobile de courses de ville à ville comme le Paris - Trouville, le Toulouse - Paris.

Le succès sportif permet d'assurer le développement commercial des ventes. En 1902, le site de Boulogne Billancourt doit s'agrandir pour répondre à la demande. En 1905, la commande de 250 taxis oblige Louis Renault à repenser le système de production artisanale vers un système de production industriel. On adopte le système du taylorisme pour produire en série.

Le développement commercial à l'exportation en Europe, aux Etats-unis, en Amérique du Sud de la vente de taxi assure la prospérité à l'entreprise. En 1909, Louis Renault renomme sa société Société des Automobiles Louis Renault. Il est le seul actionnaire.

En 1911, Louis Renault part aux États-Unis étudier le système de production du "Fordisme". Il veut introduire dans son usine les principes de la fabrication industrielle avec une chaîne pour fixer la cadence de production. La mise en oeuvre des principes scientifiques appliqués à la production comme le chronométrage se heurte à la résistance ouvrière.

Au moment de la Grande Guerre, le gouvernement demande à Louis Renault de produire des obus et des véhicules pour l'armée. En septembre 1914, le général Joseph Gallieni décide de réquisitionner les taxis parisiens pour transporter les troupes sur le front. La légende des taxis de la Marne est née.

En 1919, l'industriel André Citroën annonce le lancement de la Citroën Type A au prix de 7.250 francs. Il modernise son usine du Quai Javel pour produire la cadence de 30 voitures par jour grâce aux principes du Fordisme.

La France est le 1er producteur d'automobile au monde et Citroën est le leader mondial.

Louis Renault va établie un réseau commercial pour vendre ses véhicules en France et à l'international. En particulier, l'accent est mis sur le marché automobile anglais qui permet de vendre dans l'Empire britannique.

En 1921, le niveau de production a chuté de presque 50 %. Il sort du site industriel seulement 5.500 véhicules. Il est licencié presque 10.000 ouvriers.

En 1924, il est lancé le modèle NN qui va permettre l'aménagement de 4 places grâce à un châssis allongé.

   

Le modèle KZ est doté d'une motorisation d'un 4 cylindres d'une puissance de 10 Ch. Il a été fabriqué avec des carrosseries de type Torpédo, limousine et fourgon. Il est commercialisé à partir de 1923.

En 1922, Louis Renault adopte les méthodes modernes de gestion et de production du Fordisme. Il change le nom de sa société, elle devient "la Société Anonyme des Usines Renault" (SAUR). Il décide de produire sa 1ère voiture en appliquant ce principe à la nouvelle KZ pour concurrencer Citroën.

   

En 1929, la SAUR est représentée dans 49 pays à travers une trentaine de filiales. 

   

Le moteur à essence est un 4 cylindres de 35 Ch.

La Viva KZ 13 est une limousine. Le modèle KZ 11 était un modèle spécifique développé pour le marché des taxis parisiens. La compagnie G7 en avait commandé 1878 taxis.

   

En 1934, la Celtaquatre est commercialisée pour concurrencer la Traction de Citroën. En 1936, un cabriolet est lancé. Il a été produit environ 44.000 exemplaires de ce modèle.

   

La Juvaquatre est commercialisée en 1937. Elle est inspirée de l'Opel Olympia. Au niveau de la conception du véhicule, le bureau d'études a opté pour une carrosserie monocoque.  En 1940, le système de freinage à cables adopte l'hydraulique pour une meilleure efficacité.

   

Au niveau de la motorisation, il y avait plusieurs cylindrées (747, 845 et 1003 cm3) en fonction du modèle choisi (berline, fourgon, break, coupé, ..). 

   

Depuis la fin des années 30, il y avait une recherche en Europe pour produire une voiture populaire. Les principaux constructeurs planchaient sur ce projet (Fiat, VW, Morris, Citroën). Louis Renault se s'implique pas dans le projet de la voiture populaire. Elle a été développée à son insu.

En 1935, la mort d'André Citroën pose la question de la reprise du groupe industriel Citroën. Louis Renault est approché pour regrouper les activités industrielles. Il refuse cette offre. 

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, Louis Renault est emprisonné au motif de collaboration avec l'occupant. Son groupe industriel est nationalisé le 16 janvier 1945 par une ordonnance. C'est une confiscation sans compensation financière. Il est créé la Régie Nationale des Usines Renault.

Chez la SAUR, la 4 CV a été développée en secret au cours de l'occupation allemande par les ingénieurs Fernand Picard & Charles Edmond Serre. En 1947, la 4CV assemblée sur le site industriel de Bilancourt est commercialisée par la Régie Renault avec ce slogan publicitaire:

" 4 chevaux, 4 portes, 444.000 francs"

   

Le nouveau PDG, Pierre Lafaucheux, croit à la réussite du projet de la voiture populaire. Il est convaincu que la Régie Renault doit produire un seul modèle comme la Ford T pour réussir à s'imposer avec des coûts de revient limités pour démocratiser la vente des voitures.

Malgré les oppositions du Ministère de la Production dans le cadre du Plan Pons, qui voulait que la Régie Renault se concentre sur la production des véhicules industriels, le projet de la 4 CV arrive à aboutir à sa production à l'île Seguin en série en 1947. En 1948, il est assemblé 15 véhicules / jour, en 1950, on atteint la cadence journalière de 375 véhicules assemblés.

La 4CV a été produite à + 1 million d'exemplaires, mais les principaux rivaux européens ont vendu chacun + 2 millions de voitures. La 4CV s'est vendue principalement sur le marché français.

 Au niveau de la motorisation, le moteur est installé à l'arrière du véhicule. En 1952, le bloc moteur est composé de 4 cylindres à soupapes en tête et à arbre à cames latéral. La puissance était de 17 Ch puis elle a été modifiée pour atteindre 21 Ch.

La Régie Renault lance la commercialisation de la Frégate en 1951 d'un modèle haut de gamme par rapport à la 4 CV. En 1956, ce modèle est motorisé par un nouveau moteur plus puissance et plus fiable. Cependant, le nouveau modèle de Citroën, la DS 19 marque la fin de carrière de ce modèle.

   

La commercialisation de la Dauphine a commencé en 1956. Ce modèle était fabriqué sur le site industriel de Flins. Le bureau d'études de Renault, animé par le chef de projet Fernand Picard, a demandé l'assistance du bureau de style italien Ghia pour faire évoluer le style de la carrosserie.

Sa motorisation était un 4 cylindres d'une puissance de 30 Ch. Le moteur était monté à l'arrière. La Régie Renault demandera à Amédée Gordini d'améliorer les performances du moteur. En 1957, une Dauphine Gordini est lancée. Il a été vendu + 2.000.000 de véhicules en France et en Amérique du Sud.

   

En 1958, il est lancé les cabriolets "Floride" et "Caravelle" sur la base technique de la Dauphine. Au niveau technique, la motorisation est assurée  le moteur de la Dauphine Gordini. Le système de freinage est équipé de 4 freins à tambours. A partir de 1962, ce modèle est équipé de 4 freins à disques car le nouveau moteur produit en Normandie à Cléon est plus puissant (48 Ch).

   

Cette voiture a été popularisée par les films cultes Les Gendarmes à Saint-Tropez avec l'acteur Louis De Funès.

En 1956, Pierre Dreyfus, PDG de la Régie Renault demande à ses équipes de concevoir un nouveau modèle pour remplacer la 4CV. Le bureau d'études va écarter la solution technique de l'ancien modèle pour travailler sur une solution inspirée par la célèbre 2CV.

Les premières esquises et prototypes sont montrés aux services commerciaux, l'avis est tranché: le véhicule ne se vendra pas.

Les études auprès de la force de ventes permettent de mieux cibler les attentes de la clientèle. Le projet se modifie pour donner naissance à la R3 et la 4L. En juillet 1961, La Régie Renault organise une présentation aux concessionnaires et aux agents de ce nouveau modèle en Camargue. Le sentiment général est que ce modèle va à l'échec commercial en France.

La Régie Renault lance une campagne publicitaire d'une grande ampleur pour démontrer le côté "pratique" à travers la réduction des entretiens périodiques, et sa capacité à s'accommoder des routes et des chemins.

Au fil du temps, la 4L va acquérir une certaine réputation de solidité ce qui va faciliter sa commercialisation auprès de la Gendarmerie, les PTT, EDF -GDF, ..

   

Elle devient l'un des symboles de Trentes glorieuse sur la N7. Au niveau du marché des professionnels, la 4L fourgonnette répond aux besoins de facilité et de capacité de chargement. Sa légèreté et sa motorisation lui permettent de rouler dans des conditions difficiles à la campagne et en montagne.

En 1963, une campagne publicitaire est lancée pour convaincre les femmes urbaines à l'utiliser. En 1964, la 4L "la Parisienne" est commercialisée.

En février 1966, la Régie a vendu sa millionième 4L au prix catalogue de 5.500 francs. Au total, il a été produit + 8.000.000 de 4L sur les sites industriels de Billancourt, de Flins de Cordoba, d'Envigado et de Novo Mesto.

Depuis 1996, il est organisé le 4L Trophy. Ce rallye humanitaire rassemble à chaque édition des milliers d'étudiants de toute l'Europe.

Le film "Rien à déclarer" a remis à l'honneur ce succès de l'industrie automobile française.

   

Dans les années 60, un automobiliste parcourait en moyenne 1.250 km par an. Le propriétaire d'une voiture conservait une dizaine d'années son véhicule pour amortir le prix élevé d'achat.

Le lancement commercial de la R8 a lieu en 1962. La Régie Renault a demandé à Gaston Juchet et Philippe Charbonneaux de concevoir un nouveau style de design Renault et d'intégrer les dernières nouveautés techniques utilisées dans les derniers modèles de Renault. Les ingénieurs du bureau d'études ont décidé de placer le moteur à l'arrière et d'utiliser le nouveau moteur produit à l'usine de Cléon conçu par l'ingénieur René Vuaillat.

En 1965, la R10 est commercialisée afin de proposer à la clientèle une version plus longue et une motorisation plus puissante.

Afin de répondre à la demande de la clientèle sportive, Amédée Gordini prépare à la demande de la Régie Renault, en 1964 le moteur de 1108 cm3 qui développe 95 Ch. Une version plus puissante de 1255 cm3 permet un développement de 110 Ch a été lancée en 1966. 

L'engouement pour la mythique R8 Gordini va permettre la création de la Coupe R8 Gordini lancée en 1966. Des champions automobiles comme Bernard Darniche, Jean Luc Thérier et Jean Ragnotti vont s'illustrer au volant de cette petite bombe.

 La R16 est lancée en 1965, elle était produite à l'usine de Sandouville dans la banlieue havraise. Cette berline à hayon avait le moteur à l'avant. Elle a été dessinée par les designers Gaston Juchet et Philippe Charbonneaux.

Au niveau de sa motorisation, le moteur était monté de manière longitudinale sous le capot. Le 4 cylindres développait 54 Ch. Il était fabriqué à Cléon en banlieue Rouennaise. Elle a été produite à + 1.800.000 véhicules. La version la plus luxueuse est la version TX.

   

La Régie Renault veut se positionner sur le marché de la berline familiale économique. Ce projet aboutit avec le lancement de la R12 en 1969. Le site industriel de Flins a produit 2.000.000 exemplaires en version berline et break.

   

 En 1971, Renault lance la R12 Gordini à partir du moteur de la R16 TS qui est remanié par Amédée Gordini pour atteindre la puissance de 113 Ch. Sa vitesse de pointe est de 185 km/h.

A la fin des années 60, la Régie Renault veut se lancer sur le marché de la petite voiture citadine. Son projet industriel aboutira au lancement en 1972 de la R5. Le chef de projet Michel Boué a repris l'idée du hayon à l'arrière du véhicule pour faciliter son chargement. On insère des boucliers à l'avant et à l'arrière en plastique technique. Au niveau de la motorisation, il est repris le bloc moteur de la 4L.

En 1984, la Supercinq vient remplacer la R5. Elle a été dessinée par Marcello Gandini. L'innovation majeure du bureau d'études est le placement transversal du moteur à l'avant du véhicule.

Au total, la R5 et la Supercinq ont été produites à + 8.000.000 d'exemplaires.

   

En 1976, la Régie Renault commercialise la R5 Alpine au prix de 30.000 francs. En 1981, Renault sort la R5 Alpine Turbo qui dépasse les 185 km/h. La coupe R5 Renault Elf a connu un véritable succès auprès des passionnés.

   

Au niveau commercial, la Régie Renault voulait surfer sur la notoriété de la R12 Gordini en lançant deux coupés : la R15 et la R17 sur la base technique de la R12 en 1971.

   

La Régie Renault s'est associée avec le constructeur Peugeot pour créer la société La Française de Mécanique avec l'objectif industriel de produire un  nouveau bloc moteur en alliage d'aluminium. Cette association permet de réduire le coût financier du développement d'un nouveau moteur.

La future Renault R14 a bénéficié du nouveau moteur de 4 cylindres en ligne d'une cylindrée de 1218 et de 1360 cm3. Elle est commercialisée en 1976. Elle est assemblée aux l'usines de Douai, en Belgique à Haren et en Espagne à Palencia.

La Régie Renault a retenu l'agence Publicis pour promouvoir une campagne de publicité en 1977. Cette "pub" a associé la R14 à une poire, voici le message perçu par les téléspectateurs. En conséquence, les ventes ont chuté.

Il s'est vendu environ 1 million d'exemplaires en Europe. Au niveau des problèmes rencontrés par les propriétaires, la corrosion est très présente sur ce modèle comme sur la R5.

La Régie Renault s'est impliquée dans le projet de la remplaçante de la R16. Il était important de réussir à se positionner sur le marché de la voiture familiale. Le Chef du bureau de style de Renault, Gaston Juchet, va créer le design de la R20 et R30.

À son lancement en 1976, la R20 est motorisée avec le moteur de la R16 TX. Ce moteur de 4 cylindres en ligne n'est pas assez puissant pour propulser le véhicule. En 1977, le nouveau moteur Douvrin (type J6R) de 110 Ch permet de combler cette lacune. En 1979, on propose une version diesel avec le nouveau moteur Douvrin (type J8S).

La voiture est assemblée à Sandouville. Elle a été produite + 600.000 véhicules.

La R30 a été commercialisée au même moment que la 604 Peugeot en 1975. La carrosserie est identique à la R20, mais on distingue la R30 par les 4 phares ronds à l'avant. Au niveau de la motorisation, le moteur PRV V6 essence développe 131 Ch.

Le 1er choc pétrolier va condamner les voitures ayant une motorisation gourmande. En 1982, Renault propose à la clientèle la version R30 TD avec le nouveau moteur Douvrin, un 4 cylindres turbocompressés de 2069 cm3 d'une puissance de 85 Ch.

 La R18 a été étudiée par le bureau d'études et le Gaston Juchet pour le design à partir d'un cahier des charges où il était stipulé la nécessité de commercialiser ce modèle très rapidement. En conséquence, cette nouvelle voiture est basée sur les éléments de la R12.

Au niveau de la fabrication, il était déjà intégré la nécessité de pouvoir la produire sur plusieurs continents.

Elle est assemblée à l'usine de Flins puis en Argentine, en Australie, en Côte d'Ivoire, au Mexique, au Maroc, ... En France, la R18 est la voiture la plus vendue au début des années 80. Elle a été vendue à + 2.000.000 d'exemplaires dans le monde.

Au niveau de la motorisation, il a été implanté les moteurs à essence de 64 Ch et 79 Ch de l'usine de Cléon et pour les moteurs diesels le moteur de la R20 et une version TD (turbocompressé).

   

En 1980, sur la base de la R18, il est commercialisé le coupé Fuego. Le style de la carrosserie est inspiré par Robert Opron, ancien designer de la SM et de la CX) et de Michel Jardin.

   

La Régie Renault doit faire oublier la R14 par le lancement d'un modèle plus consensuel. La R9 et R11 sont commercialisées en 1981 en France. Elles sont assemblées à l'usine de Douai. Le bureau d'études (BE) a innové en plaçant le moteur de la R14 en position transversale.

Ces modèles ont été produits aux États-Unis, en Argentine, à Taiwan et en Turquie. Sur le marché nord-américain, les différentes enquêtes sur la fiabilité ont montré un taux très important de panne.

Au niveau du style, le designer Robert Opron a travaillé sur les lignes de ces deux modèles et sur la future R25.

Au niveau technique, le BE introduit de l'électronique au niveau du tableau de bord et une assistance vocale pour pallier des oublis comme une porte mal fermée.

Sur le marché français, la Régie Renault a lancé plusieurs niveaux de finition (TL, GTL, GTS, TSE, GTX, TD, GTD ... TDE) et plusieurs séries limitées pour relancer les ventes. Au total, il a été produit + 6.000.000 millions d'exemplaires dans le monde.

   

L'urbanisation de la population pose le problème des déplacements en ville. Des études ont permis d'établir le fait que le déplacement moyen d'un citadin était d'environ 4.5 km par jour. La densification du trafic routier en ville et le problème du stationnement.... ont conduit la Régie Renault a répondre à ce nouveau besoin par le modèle de la Twingo.

Le chef de projet est l'ingénieur Yves Dubreil et le design est dirigé par Jean Pierre Ploué et Gérard Gauvry. Au niveau technique, le bureau d'études a décidé d'utiliser une structure de conception monocoque pour ce nouveau véhicule. C'est une première sur ce type de véhicule. Au niveau de la motorisation, au lancement, le moteur de la R8 est monté, puis à partir de 1996, on monte le moteur type D7F de 60 Ch.

La 1ère version est commercialisée en 1993 au prix de 55.000 francs. Elle est produite sur le site industriel de Flins pour le marché français. Elle a été commercialisée en Europe et produite à Valladolid. Au niveau du marché d'Amérique du Sud, elle a été assemblée à Envigado et Montevideo.

   

En 2007, la Régie Renault commercialise la Twingo II. Elle est fabriquée en Slovénie. Au niveau technique, le bureau d'études a étudié cette évolution à partir de la plate-forme de la Clio II.

Renault Sport a sorti deux versions (RS et Gordini RS) à partir de 2010 pour la compétition automobile des rallyes. La Régie Renault lance le Trophée Twingo R1 France à partir de 2011. En 2012, il est lancé le Twingo Renault Sport R1 Trophy Uk.

   

La Twingo III a été commercialisée en 2014. Elle a été conçue en collaboration avec le groupe Daimler. Le moteur est placé à l'arrière pour offrir plus de place à l'intérieur du véhicule. Au niveau de la motorisation, il est proposé soit un bloc moteur à essence de 70 Ch, soit un bloc moteur turbo à essence de 90 Ch (13.300 € à 14.300 €).

   

La Régie Renault commercialise la R25 en 1984 pour prendre la relève de la R30. Elle est assemblée à l'usine de Sandouville. Le bureau d'études a travaillé l'aérodynamique pour réduire la consommation du véhicule. Au niveau du style, Robert Opron et Gaston Juchet vont oeuvrer pour défendre la conception d'une berline avec un hayon. En 1988, une nouvelle version est commercialisée pour relancer les ventes. La R25 Baccara était le haut de gamme. 

La R25 de la 1ère version n'avait pas une fiabilité et une qualité d'assemblage suffisantes pour conquérir les marchés européens de la voiture de luxe. La phase II a amélioré la fiabilité de la partie électronique.

Lors de la nomination en 1987 de Raymond Lévy comme PDG, celui-ci dénonce la faible qualité des voitures produites par la Régie Renault. Il crée la fonction de directeur de la Qualité et adopte le système de production à la méthode japonaise (Toyotisme).

   

La Safrane est la remplaçante de la R25. Elle est commercialisée en 1992. Elle est assemblée sur le site de Sandouville avec le moteur V6 PRV Z7X de 12 soupapes.

Le haut de gamme est la Safrane V6 Biturbo Baccara. Son moteur est un V6 de 3 litres de l'Alpine A 610 préparé par Hartge pour atteindre la puissance de 250 Ch. Son prix: 430.000 francs !!!

En Asie et au Moyen-Orient, il a été commercialisé la version II assemblée à Busan en Corée du Sud.

La commercialisation de la Clio en 1990 est lancée pour remplacer la Super 5. En France, elle est assemblée à l'usine de Flins. Le bureau d'études a décidé de conserver le châssis de la Super 5 et de prendre le moteur Energy de la R19.

Ce modèle économique et fiable va conquérir les flottes de la Gerdarmerie, EDF, La Poste, ...

En 1994, un premier restylistage est commercialisé, suivi en 1996 d'un deuxième. Le modèle Clio II est lancé en 1998. La Clio III est vendue en 2005. En 2012, il est commercialisé la Clio IV aux prix de 13.300 € à 25.490 €.

Le style dynamique de la Clio IV a permis à ce modèle de rencontrer un succès commercial avec + 120.000  voitures vendues en France en 2013. Par contre, la qualité de fabrication est en retrait par rapport à la version III.

Au niveau sportif, la Régie Renault a lancé en 1993, la Clio Williams avec un moteur de 4 cylindres en ligne à 16 soupapes à essence d'une cylindrée de 1998 cm3 avec un double arbre à cames en tête. Au niveau de l'accélération, le 0 à 100 km/h est atteint en 7,9 secondes !!!  Actuellement, il est commercialisé la Clio GT et R.S. Elles sont équipées d'un châssis sport et d'une motorisation de 120 Ch ou 200 Ch.

   

 

Au niveau sportif, la Régie Renault a lancé en 1993, la Clio Williams avec un moteur de 4 cylindres en ligne à 16 soupapes à essence d'une cylindrée de 1998 cm3 avec un double arbre à cames en tête. Au niveau de l'accélération, le 0 à 100 km/h est atteint en 7,9 secondes !!! Actuellement, il est commercialisé la Clio GT et R.S. Elles sont équipées d'un châssis sport et d'une motorisation de 120 Ch ou 200 Ch.

   

Le kit carrosserie marque le côté sportif du véhicule.

La Régie Renault se devait de réagir au niveau de la Qualité et de la fiabilité sur le futur modèle de la R19. De nouveaux moteurs sont à l'étude pour améliorer les performances en diminuant la consommation. Le bureau d'études utilise la conception assistée par ordinateur (CAO) et la modélisation informatique pour fiabiliser les pièces mécaniques. En fabrication, on va commencer à utiliser les machines à commande numérique (MOCN) pour usiner les pièces dessinées.

Il a été pratiqué des tests routiers sur + 7 millions de km pour identifier les points à améliorer. En 1988, il est commercialisé ce nouveau modèle assemblé à Douai et à Maubeuge.

Elle va être commercialisée en Europe avec un certain succès. Afin de répondre aux besoins, plusieurs usines européennes (Haren Vilvoorde, Valladolid, Palencia, Sétubal) vont assembler différents modèles (berline, coupé, cabriolet).

En Allemagne et en Espagne, la R19 a été élue Voiture de l'année en 1989.

 

En 1995, il est commercialisé la Mégane, elle remplace la R19 qui a su percer le marché allemand. Le bureau d'études a décidé de reprendre le châssis de la R19 et des motorisations et certaines boîtes de vitesses des anciens modèles de la R11.

En 1999, une nouvelle version est sortie pour relancer les ventes. En 2002, la Régie Renault lance la Mégane II. Son look futuriste marque un tournant dans le style de Renault. Elle est assemblée à l'usine de Douai et à Palencia. Ce modèle a été exporté en Amérique du Sud, au Moyen-Orient.... Ce nouveau modèle a été produit à + 3.000.000 millions d'exemplaires.

   

En 2008, la Mégane III est commercialisée pour relancer les ventes. Elle a été conçue au Technocentre de Guyancourt le plus grand centre de recherche et développement de France. Elle est assemblée à Douai pour le marché français et à Palencia pour le marché européen. Elle a été restylisée en 2012, cependant en 2013, le niveau des ventes a baissé de 20 % (94.000 exemplaires vendus), en conséquence, en 2014, il est commercialisé une nouvelle Mégane III stylisée par Laurens Van Den Acker. Prix de vente: 23.700 € à 38.000 €.

Afin de répondre aux nouvelles normes, le Bureau d'études a installé le système Stop & Start pour la 1ère fois chez la Régie Renault.

   

La Mégane III RS (Renault Sport) équipe la Gendarmerie depuis 2010 en remplacement de la Subaru Impreza WRX. En 2011, Renault Sport a sorti la Mégane III RS Trophy avec une motorisation qui développe 275 Ch. Elle vient de battre le record de vitesse sur le circuit de Nürburgring.

   

La R21 est commercialisée en 1986 pour remplacer la R18. Elle a été assemblée sur le site havrais de Sandouville et à Valladolid en Espagne pour l'Europe. Au niveau de la motorisation, le moteur de 2 litres à essence de la R20 TS a été monté avec une injection électronique. Le bureau d'études avait décidé d'utiliser les solutions techniques déjà éprouvées pour assurer une réputation de fiabilité de ce modèle. Elle a été produite à + 2.000.000 millions d'exemplaires.

Le succès commercial de la R21 a permis à la Régie Renault de prendre son temps pour développer la Laguna. Elle a été lancée en 1994. Le bureau d'études a décidé de développer de nouvelles motorisations de type F3R et le moteur diesel type G8T.

La qualité de fabrication est en hausse et le confort sur route est en net progrès. Cependant, les 1er modèles sont peu équipés. On installe un airbag côté passager.

   

En 2001, il est commercialisé la Laguna II pour relancer les ventes. Ce modèle privilégie le confort et la sécurité sur la route. Elle est équipée de l'ESP. Cependant, les problèmes d'électronique et de mécanique (casse de turbo et de boîte de vitesses, ..) ont faire fuir la clientèle française et étrangère.

   

En 2007, la Régie Renault lance la Laguna III pour faire oublier les problèmes de fiabilité de la version II. Elle a été développé au Technocentre avec l'objectif de son PDG d'être au top en qualité de fabrication et d'assemblage.

La clientèle boude ce modèle malgré un restylage en 2010. En 2013, il s'est vendu seulement 10.355 exemplaires !!! Prix: 26.550 € à 36.300 €.

   

En 2008, le coupé est commercialisé, l'arrière faire penser à une Aston Martin, la ligne est fluide, mais l'avant n'est pas une réussite esthétique. Au niveau de la motorisation, il est proposé un V6 DCi de 240 Ch. En 2011, un léger restylage est entrepris et pour répondre aux normes Euro 5, le moteur V6 est abandonné, il est remplacé par un moteur DCi 175 Ch. Prix: 30.850 € à 41.900 €.

   

Au début des années 90, la Régie Renault s'est intéressée au marché des monospaces compacts. Le bureau d'études(BE) a développé la première génération du Scénic sur la base technique de la Mégane. La Mégane Scénic est commercialisée en 1995.

Le concept plaît à la clientèle. Elle est nommée "la voiture européenne de l'année 1997". Elle s'est vendue à presque 3 000.000 d'exemplaires.

   

En 2003, le Scénic II est commercialisé pour répondre à la concurrence d'Opel et de Citroën en particulier avec mon modèle C4 Picasso.

   

En 2009, la version du Scénic III est lancée pour défendre sur le marché français sa place le leader face au Citroën Picasso. Il va subir des restylages en 2012 et 2013. Il existe en version 5 et 7 places. Le modèle XMOD relance les ventes par son côté SUV. Au niveau technique, il est ajouté l'Extended Grip qui permet d'optimiser la conduite sur différentes natures de sol.

   

 Prix: 23.700 € à 36.600 € et Scénic XMOD 25.950 € à 32.200 €

La Saga de l'Espace a commencé avec le dirigeant de Matra Automobiles, Philippe Guédon. Il a demandé à son bureau d'études de plancher sur la création d'un nouveau genre de véhicule inspiré du Van américain. Il était vital de renouveler le modèle de la Rancho pour assurer le fonctionnement du site industriel de Romorantin.

Le bureau d'études de Matra Automobiles et le designer Antoine Volanis font une première proposition de travail. Il est décidé d'utiliser les éléments techniques de différents modèles du groupe Peugeot. Plusieurs évolutions techniques sont apportées avant de rencontrer les dirigeants du groupe Peugeot en 1979. L'idée a séduit, mais il est demandé de plancher sur d'autres variantes en carrosserie pour un usage vers l'utilitaire. En 1981, le groupe Peugeot est confronté à des problèmes économiques. Il n'a plus les moyens de financer le lancement de ce programme industriel.

Le PDG de Matra Automobiles a présenté son projet à la direction de la Régie Renault en 1982 après avoir modifié son projet d'origine avec des éléments de la Fuego. Le PDG, Bernard Hanon de la Régie Renault est intéressé. Une coopération technique entre les deux bureaux d'études accélère la sortie d'un modèle vendable. En 1983, le contrat de coopération précise la nature des responsabilités : Matra Automobiles assure la conception et la production de l'Espace à partir des organes mécaniques des véhicules Renault et la Régie Renault se charge de la commercialisation.

En réalité, la Régie Renault ne prend aucun risque financier dans cette aventure.

L'Espace est commercialisé en 1984 avec le logo de Renault. Au niveau de la carrosserie, il a été préféré d'utiliser des matériaux composites pour alléger le véhicule et lutter contre la corrosion.

Au niveau de la commercialisation, le 1er mois, il s'est vendu 8 exemplaires. Il a fallu plusieurs mois avant un vrai démarrage des ventes. Il s'est vendu 191.674 exemplaires de ce modèle.

L'Espace II est lancé en 1991. Il est rallongé de 20 cm pour offrir un véritable espace de vie. Le succès commercial est au rendez-vous, il se vend 316.518 exemplaires. En 1996, l'Espace III est commercialisé avec encore un véhicule rallongé d'environ 10 cm. Malgré une certaine concurrence, l'Espace est la référence sur ce marché. Il s'est vendu à 372.692 exemplaires.

   

La direction du groupe Matra Automobiles avait insisté pour développer le futur Espace IV. Au final, la Régie Renault a décidé de concevoir et de produire ce modèle. La coopération se termine au bénéfice de Renault.

Cette nouvelle génération 100 % Renault est une réussite au niveau de la tenue de route, du confort et de l'habitacle. Il est commercialisé en 2002.

Au niveau de la carrosserie, il a subi des opérations de restylage en 2006, 2010 et 2012 pour relancer les ventes. Il a été vendu à + 370.000 exemplaires. En 2013, il s'est vendu 3.700 Espaces IV !!!

Au niveau de la motorisation, le moteur 2.2 DCi et le 3.0 V6 180 Ch ont été une catastrophe avec des problèmes de fiabilité. Les problèmes de vanne EGR, d'injecteurs, de la gestion électronique du moteur, de turbo ....ont été légions. Le service après-vente n'a pas été à la hauteur et la direction générale n'a pas assumé sa responsabilité en dédommageant la clientèle.

 

Les propriétaires de l'ancien Espace IV vont regretter sa facilité et sa capacité de chargement. Prix: 36.450 € à 50.850 €.

Le nouveau modèle l'Espace V est commercialisé en 2015. Le bureau d'études de la Régie Renault a utilisé la plateforme Renault - Nissan pour limiter les coûts de production. Ce nouveau modèle est plus économique en carburant, car son poids a été réduit de 250 kg. Il va être proposé en option un système de 4 roues directrices (4Control) et une nouvelle boîte de vitesses EDC à double embrayage à 7 rapports. Au niveau de la planche de bord, le numérique s'impose. Au volant, l'impression de hauteur de l'ancienne version est moins flagrante, car le véhicule est plus bas.

Sur la base de son Kangoo Express, l'utilitaire réservé aux professionnels, il a été développé une version pour les familles, sur le marché des ludospaces. Le modèle Kangoo est lancé en 1997 avec  succès. 

Le modèle a connu un vrai succès commercial malgré un équipement basique et un prix élevé. Sa capacité de chargement est son véritable atout commercial. Au niveau des critiques, sur la route, il est très bruyant.

   

Un important restylage en 2007 permet de relancer les ventes du nouveau modèle Kangoo II. Le modèle a connu un vrai succès commercial. 

En 2012, un restylage est réalisé pour rajeunir ce ludospace. En 2013, il s'est vendu 10.500 exemplaires. Il existe une version Grand Kangoo avec 2 places supplémentaires à l'arrière du véhicule et une version électrique Maxi Z.E. Prix: 19.550 € à 26.940 €.


 
 

Le Concept car de la future Wid a été présenté au Salon Automobile de Genève en 2004. La presse avait mentionné un certain intérêt pour une future production. Le bureau d'études a travaillé sur le châssis de la Clio II RS avec le BE de Renault Sport et sur les pièces de la carrosserie de la Twingo II.

Elle a été assemblée à l'usine de Novo Mesto. Ce modèle a été commercialisé de 2010 à 2014. Il s'est vendu 13.000 exemplaires en Europe. C'est un échec commercial.

   

Le service commercial avait demandé au bureau d'études du Technocentre de concevoir un nouveau modèle pour se placer sur le marché du monospace urbain de petite taille sur la base de la Clio. Le Modus est commercialisé en 2004 puis il est restylé en 2008. Il est assemblé sur le site de Valladolid. Les ventes n'ont pas atteint l'objectif commercial. Il s'est vendu environ 400.000 exemplaires.

   

Après l'échec commercial du Modus, il a été décidé d'orienter la conception d'un nouveau modèle sur le marché du petit crossover urbain (Mini SUV). Ce marché est en croissance depuis plus années en Europe.

La clientèle féminine urbaine recherche un véhicule compact avec une position haute de conduite et un look attractif.

Le bureau d'études et le bureau de design ont travaillé sur la base de la Clio IV. La carrosserie favorise le look avec une peinture en deux tons. Au niveau motorisation, il est privilégié les moteurs à essence (TCe 90 et TCe 120). Il est aussi proposé la boîte automatique à double embrayage EDC sur les modèles équipés de la motorisation TCe 120.

   

Le Captur est lancé en 2013, sa production est réalisée sur le site industriel espagnol de Valladolid. Au niveau des chiffres de ventes, en 2013, il s'est vendu 39.629 exemplaires, depuis son lancement, les ventes ont atteint les 178.000 exemplaires.

Prix: de 15.900 € à 23.100 €

La Régie Renault lance son nouveau modèle, le Kadjar, un SUV assemblé à l'usine de Valladolid sur la plateforme du Nissan Qashqai.

   

Depuis les années 2000, l'environnement a pris une nouvelle dimension internationale. Il faut proposer de nouvelles solutions dans le transport routier. La Régie Renault a repris le concept de la voiture électrique et elle a proposé en 2012, le Twizy.

Le Twizy est un quadricycle à propulsion électrique commercialisé avec deux versions: le Twizy 45 (puissance 5 Ch) qui peut être conduit dès 16 ans sans permis de conduire et le Twizy 80 (puissance 17 Ch) qui exige le permis B. Le Twizy est un véhicule urbain pour les petits déplacements. Renault propose des formules de location des batteries à partir de 30 €/mois. Prix: 7.240 € à 8.940 €.

   

Le modèle ZOE a été lancé en 2013. Cette voiture électrique est produite à l'usine de Flins. La puissance développée par le moteur synchrone à rotor bobiné est de 88 Ch. La boîte de vitesses est automatique. La vitesse de pointe est d'environ 130 km/h avec une autonomie d'environ 120 km.

Depuis 2014, il est possible de recharger sa batterie à son domicile en faisant installer une prise de 230 V.

 

Au niveau du coût d'utilisation, il faut rajouter le prix de la location de la batterie entre 49 € et 122 €/mois en fonction du kilométrage.

Prix de vente: 21.490 € à 23.490 €.

   

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Lu 10700 fois Dernière modification le jeudi, 22 décembre 2016 08:31
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